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La meilleure thérapie: un resto entre copines ?

Les réseaux sociaux pullulent de ce genre de phrases ! « La meilleure thérapie: un resto entre copines » « Pas besoin de thérapie : je fais du running ! » « Ma thérapie : des vacances à la montagne »… Etc, etc…

Alors oui, évidemment que tout ceci nous fait du bien ! Que ce sont autant de bulles d’air utiles à notre équilibre !

Mais ces petites phrases embrouillent notre cervelle et nous font confondre thérapie et activités ressourçantes.

Au fond : c’est quoi une thérapie ?

1.      Le thérapeute : nécessaire en thérapie !

Pour qu’il y ait thérapie, il est nécessaire, qu’il y ait…. thérapeute. Essentiel, mon cher Watson ! J Le thérapeute est un professionnel de la santé qui s’est formé dans le domaine pour lequel il se dit expert.

Mais la formation théorique ne suffit pas ! La personne qui se dit thérapeute, doit avoir elle-même suivit une ou plusieurs thérapies. Pourquoi ??? Pour être au clair avec ses propres blessures et ne pas les confondre avec celles de ses patients. Les reconnaître, oui. Les confondre, non…

Mais là non plus, cela ne suffit pas ! Le thérapeute digne de ce nom, doit, tout au long de sa pratique poursuivre une supervision (auprès d’un expert reconnu comme tel dans le milieu). Le rôle du superviseur est, entre-autre, d’aider le thérapeute à élargir sa vision de la situation, à explorer d’autres pistes et s’assurer que le thérapeute ne « plaque » pas ses propres blessures et fantasmes sur son patient !

Enfin, le thérapeute doit rester engagé dans un processus de formation continue. Et apprendre encore et encore…

2.      Le cadre de la thérapie

Ce mot très technique, renvoie à tout ce qui définit le contexte de la thérapie, les règles de fonctionnement : les modalités de rendez-vous, le lieu où a lieu la thérapie, le prix, l’éthique, l’attitude autorisée ou non. Par exemple, selon leur cadre de travail, certains thérapeutes refuseront de travailler durant une même période avec les membres d’une même famille et proposeront par exemple, à la mère de leur patiente, de consulter un confrère ou une consœur.

3.      La demande ou l’objectif de la thérapie

Il s’agit là du dernier point essentiel pour vous aider à définir ce qui est de l’ordre de la thérapie et ce qui ne l’est pas. Quand une personne s’engage dans une thérapie, outre le fait évident qu’elle vit un mal-être dont elle veut se libérer, elle se sent prête à changer. Elle ne souhaite pas seulement être libérée d’un « symptôme », elle veut changer quelque chose à l’intérieure d’elle. Autrement dit, elle ne cherche pas seulement une sorte « d’anti-douleur de la vie », elle veut apprendre à devenir plus elle-même.

Donc, non ! Un resto entre copines, aussi bon pour la santé soit-il, n’est pas une bonne thérapie !!! 🙂

Il vous reste maintenant à trouver le ou la thérapeute qui vous convient… et la thérapie qui va avec ! Rien de tel, à mes yeux, qu’une rencontre en face à face pour s’assurer de démarrer une thérapie qui nous convienne.

C’est dans cette optique là que je propose des séances découverte gratuites.

Elles nous permettent à vous et moi d’évaluer quel travail thérapeutique nous pourrons réaliser ensemble.

Amandine Godin.

Références théoriques

Dr Richard Meyer, Le manifeste de la psychothérapie intégrative.

Michel Delbrouck, Psychopathologie Manuel à l’usage du médecin et du psychothérapeute.